Les catégories de placements

Il existe plusieurs façons de diversifier ses placements. Le tableau ci-dessous vous présente différents exemples de diversification.

Types de produits

Avoir des actions, des obligations, des certificats de placement garanti, etc.

Titres

Avoir des actions de différentes sociétés.

Institutions financières, gestionnaires de fonds

Répartir ses avoirs dans deux institutions financières, acheter des fonds gérés par différentes entreprises.

Régions

Tous les marchés n’évoluent pas dans le même sens. Le marché canadien pourrait subir des pertes pendant que les marchés mondiaux augmentent, ou inversement. Diversifier selon les régions peut donc être possible en investissant dans des placements au Canada et à l’étranger.

Secteurs

Avoir des titres de ressources, d’institutions financières, de biens de consommation, etc.

Échéances

Avoir des placements garantis qui viennent à échéance dans 1 an, d’autres dans 5 ans et d’autres dans 10 ans. Ainsi, si les taux d’intérêt baissent, vous n’aurez pas à réinvestir tous vos placements à des taux plus bas.

Devises

Avoir des placements en dollars canadiens, américains, etc.

Avertissement

Il n'est pas nécessaire d'utiliser tous les types de diversification

L’un des principaux objectifs de la diversification est de limiter les risques. Pour qu’elle soit efficace, il faut que les différents placements ne fluctuent pas tous dans le même sens au même moment.

Fin de l'avertissment

Deux exemples fictifs de diversification

Pour vous aider à mieux comprendre, voici deux exemples fictifs de la diversification par titre boursier.

Exemple 1 — Investissement avec et sans diversification

Deux sociétés pharmaceutiques (A et B) sont engagées dans une importante recherche pour la découverte d’un médicament. La société qui découvrira le médicament en premier offrira un bénéfice de 20 % à ses investisseurs, alors que la société qui ne trouvera pas le médicament subira des pertes de 10 %.

Supposons que les deux sociétés ont des chances égales de découvrir le médicament.

Pierre et Jean possèdent chacun 10 000 $ qu’ils aimeraient investir.

Sans diversification

Avec diversification

Pierre tente le tout pour le tout et investit 10 000 $ dans la société A :


Il a donc une chance sur deux d’empocher un gain de 20 % (2 000 $), mais une chance sur deux de perdre 10 % (1 000 $).

Jean préfère investir 5 000 $ dans la société A et 5 000 $ dans la société B :


Quoi qu’il arrive dans cet exemple théorique, il est donc certain d’empocher 500 $, soit un gain de 5 %. Voici pourquoi :

  • Si la société A gagne la course au médicament :
    Jean empoche un bénéfice de 20 % sur 5 000 $, soit 1 000 $, mais perd 10 % avec la société B, soit 500 $. Il fera donc un profit de 500 $.
     
  • Si la société B gagne la course :
    Jean perd 10 % de son investissement avec la société A, soit 500 $, mais gagne 20 % avec la société B, soit 1 000 $. Il profitera donc d’un gain net de 500 $.
 

Cet exemple fictif montre que la diversification peut vous permettre de diminuer le risque de l’ensemble de vos placements.

Exemple 2 — Diversifier pour un meilleur rendement

Sébastien trouve la diversification de Jean intéressante, mais il estime que 5 % de bénéfice ne lui permettra pas d’atteindre ses objectifs.

Il croit que la société A découvrira le médicament en premier. Cependant, il est prêt à prendre le risque que la valeur de ses investissements baisse afin de courir la chance qu’elle augmente davantage. Par contre, il n’est pas prêt à risquer tout son capital.

Il possède 10 000 $ et décide de répartir ses placements de cette façon :

Il investit 6 667 $ dans la société A et 3 333 $ dans la société B.

  • Si la société A gagne la course au médicament :
    Sébastien empoche un bénéfice de 20 % sur 6 667 $, soit 1 333 $, mais perd 10 % avec la société B, soit 333 $. Il aura fait un profit total de 1 000 $, soit 10 %.
     
  • Si la société B gagne la course :
    Sébastien perd 10 % avec la société A, soit 667 $, mais gagne 20 % avec
    la société B, soit 667 $. Il n’a donc ni gain ni perte.

Avec cet exemple fictif, Sébastien a donc une chance sur deux de gagner 10 % de rendement et une chance sur deux de ne rien perdre et ne rien gagner.