Le moment présent doit être considéré comme une opportunité de construire un nouveau modèle de leadership pour l’avenir.
Publié le 8 juillet 2024
Mis à jour le 28 juillet 2025
Selon le World Economic Forum Resilience Consortium, la résilience désigne la capacité à faire face à l’adversité, à résister aux chocs et à s’adapter tout en progressant dans un contexte marqué par les perturbations et les crises. Le consortium souligne également l’importance, pour les organisations, de reconnaître où elles se situent dans leur parcours de résilience, et pour les dirigeants, de disposer d’occasions de partager leurs expériences, de s’inspirer des meilleures pratiques et de nouer des partenariats pour élaborer des solutions communes.
De son côté, l’Organisation internationale de normalisation (ISO) définit la résilience organisationnelle comme la capacité d’une organisation à absorber les chocs et à s’adapter dans un environnement en constante évolution, afin d’atteindre ses objectifs, de survivre et de prospérer. Cette résilience organisationnelle repose sur plusieurs disciplines et stratégies de gestion, aujourd’hui regroupées sous l’appellation de « résilience opérationnelle » par de nombreux régulateurs à l’échelle mondiale.
Parmi ces disciplines figurent notamment la gestion des risques opérationnels, la continuité des activités, la gestion des incidents, la sécurité de l’information et la cybersécurité, ainsi que la gestion des tierces parties.
Au Québec, un sondage mené par l’AMF, à l’automne 2023, a révélé que, bien que les institutions aient rapporté avoir subi jusqu’ici des conséquences limitées face aux perturbations des dernières années, elles sont conscientes de leur croissance et de leur complexité. Les résultats montrent que des initiatives de résilience opérationnelle sont en cours, mais que leur niveau de maturité varie d’une organisation à l’autre. Qu’il s’agisse de la définition même du concept, de l’attribution des rôles et responsabilités, de l’identification des services commerciaux importants ou de la prise en compte des impacts des perturbations sur l’institution et sa clientèle, les changements de culture progressent à des rythmes différents.
Opportunités et défis de la résilience opérationnelle
En 2023, l’AMF a entrepris un dialogue avec les institutions financières afin de les sensibiliser à la résilience opérationnelle et de favoriser le partage d’information sur les pratiques contribuant à son renforcement. Un webinaire portant sur les pratiques clés de résilience opérationnelle a été organisé en février 2023, suivi d’un sondage mené auprès de l’ensemble des institutions financières.
Les résultats, publiés en décembre 2024, confirment la nécessité pour l’AMF de bonifier certains de ses encadrements afin de soutenir les institutions financières dans leur transition vers un modèle d’affaires plus résilient. Le sondage a notamment mis en lumière un besoin d’harmoniser des pratiques au sein des institutions. L’AMF pourrait y répondre en alignant son encadrement prudentiel sur les nouvelles normes internationales établies en matière de résilience opérationnelle, comme l’ont recommandé les institutions elles-mêmes.
La collaboration des institutions à cet exercice a également permis d’identifier plusieurs besoins spécifiques pour renforcer leur résilience opérationnelle.
Consciente du caractère systémique des risques liés à la résilience opérationnelle, l’AMF analysera les différentes avenues qui s’offrent à elle pour accompagner l’industrie.
Les constats tirés de cet exercice orienteront les échanges à venir, notamment sur l’opportunité de doter les institutions d’encadrements à la fois adaptés et contemporains, couvrant les différentes facettes de la résilience opérationnelle et la saine gestion des risques sous-jacents.
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