Montréal - L'Autorité des marchés financiers annonce aujourd'hui qu'elle s'est dotée d'un tout nouvel outil visant à mesurer la connaissance et l'adoption par les Québécois de comportements vigilants en matière de consommation financière, soit l'Indice Autorité.

« Cet Indice Autorité se veut une ressource utile pour développer et adapter nos outils éducatifs et mieux cibler les consommateurs qui pourraient bénéficier de l'adoption d'un plus grand nombre de comportements vigilants. Nous visons ainsi à accroître l'impact de nos campagnes de sensibilisation », précise Mario Albert, président-directeur général de l'Autorité. « C'est un engagement que nous avons pris dans notre planification stratégique 2012-2017 », a-t-il ajouté.

L'Autorité a ainsi entrepris au printemps 2012 une première étude sur le niveau de vigilance financière des Québécois pour en dégager des indices sur diverses thématiques : la gestion des finances personnelles; la gestion du crédit; les investissements et placements financiers; la relation avec un représentant; les produits d'assurances; le niveau de sensibilisation à la fraude financière; la gestion et planification de la retraite. Dans le cadre de cette étude, la vigilance financière réfère à la reconnaissance de la pertinence d'un ensemble de comportements avisés et à leur adoption par les répondants.

Indice Autorité 2012 - Les résultats
L'Indice Autorité 2012 (pdf - 2 Mo)Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre révèle que les 1 500 répondants responsables de la gestion financière dans leur ménage interrogés par la firme de sondage CROP ont obtenu un résultat moyen de 58,5 %. Cela signifie que les Québécois connaissent et adoptent un peu plus de la moitié d'un ensemble de comportements vigilants que l'Autorité juge essentiels pour gérer efficacement leurs finances personnelles, prendre des décisions financières éclairées et prévenir la fraude.

Les Québécois sont-ils avisés, ambivalents ou indifférents ?
L'Indice a également permis de dresser le portrait de trois types de consommateurs de produits et services financiers et d'en dégager les principales caractéristiques.

La moitié de la population québécoise peut être considérée comme avisée, c'est-à-dire qu'elle a une bonne connaissance des comportements à adopter et affirme les mettre en pratique. Les consommateurs « avisés » obtiennent des résultats plus élevés dans les thématiques liées à l'investissement et aux assurances. Toutefois, ils performent relativement moins bien pour ce qui concerne leurs responsabilités reliées aux vérifications d'usage et aux questions à poser à leur représentant. Paradoxalement, ils sont proportionnellement plus nombreux à s'intéresser à l'acquisition de nouvelles connaissances. Le portrait type du consommateur avisé dévoile une personne de plus de 54 ans, retraitée, propriétaire de sa demeure, disposant d'un revenu familial annuel de plus de 100 000 $ et ayant complété une formation universitaire.

Les consommateurs « ambivalents », qui représentent 30 % de la population, ont une bonne connaissance des comportements à adopter sans toutefois les mettre régulièrement en pratique. Ils sont proportionnellement plus nombreux à considérer la gestion des finances personnelles comme une tâche difficile et à se définir comme des investisseurs audacieux. Ils gagneraient notamment à mettre en application des comportements qu'ils jugent pourtant avisés dans les thématiques des finances personnelles, de la planification de la retraite, ainsi que des vérifications d'usage et questions à poser à leur représentant. Le portrait type de l'ambivalent dévoile une personne célibataire et locataire de moins de 55 ans qui prend ses propres décisions financières, mais qui consulte à l'occasion un représentant. Même si le représentant demeure la source d'information la plus populaire auprès des consommateurs du type ambivalent, ces derniers sont également proportionnellement plus nombreux à identifier leur entourage pour s'informer.

Les consommateurs « indifférents » représentent 20 % de la population. Ils ont une connaissance plutôt faible des comportements avisés. Ils sont également proportionnellement plus nombreux à considérer la gestion des finances personnelles comme une tâche difficile et ne pas avoir d'intérêt à acquérir de nouvelles connaissances. Le portrait type de l'indifférent dévoile une personne âgée entre 18 et 24 ans ou de 75 ans et plus, ayant généralement un faible revenu et un bas niveau de scolarité.

Un meilleur résultat pour ceux qui font affaire avec un représentant
L'enquête a également permis de constater que les Québécois en relation avec un représentant ont un Indice Autorité moyen de 61,6 % par rapport à 49,7 % pour ceux qui ne sont pas en relation avec un représentant. On peut en conclure que les représentants jouent un rôle positif dans l'adoption de comportements avisés.

Le sondage
La collecte des données a été effectuée du 18 avril au 11 mai 2012 auprès d'un échantillon généré à partir de plusieurs bases de données Web de fournisseurs externes pour assurer la représentativité des répondants à l'échelle provinciale, et ce, selon les exigences et modalités de CROP et de l'Autorité.

L'Autorité des marchés financiers est l'organisme de réglementation et d'encadrement du secteur financier du Québec.

 

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Autres données
Par rapport à l'indice global, les Québécois obtiennent des résultats supérieurs en :

  • Assurance habitation (74,6 %)
  • Assurance automobile (70,6 %)
  • Assurance vie (69,5 %)
  • Investissements (65,5 %)
  • Prévention de la fraude (64,0 %)

À l'opposé, les thématiques pour lesquelles les Québécois manifestent une vigilance financière et comportementale inférieure sont :

  • Relation avec un représentant (42,3 %)
  • Finances personnelles (45,2 %)
  • Planification de la retraite (48,7 %)
  • Intérêt et endettement (56,1 %)

Ont un indice supérieur :

  • Les ménages dont le revenu est de100 000 $ et plus (65,9 %)
  • Les retraités (64,8 %)
  • Les 55 ans et plus (64,5 %)
  • Les détenteurs de produits de placements (63,3 %)
  • Les propriétaires (62,9 %)
  • Les personnes en relation avec un représentant (61,6 %)

Ont un indice inférieur :

  • Personnes n'étant pas en relation avec un représentant (49,7 %)
  • Les locataires (52,0 %)
  • Les 18-34 ans (52,6 %)
  • Les ménages dont le revenu est de 40 000 $ et moins (54,4 %)