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Si vous désirez investir par vous-même...

Déterminer pourquoi vous désirez investir par vous-même

  1. Sachez que si vous pensez réaliser un rendement supérieur à celui que vous auriez en confiant vos économies à un professionnel, vous devrez prendre des risques élevés. Désirez-vous plutôt investir seul pour payer moins cher en commission et frais d’investissement?

    Une stratégie que certains utilisent est d’investir simplement dans quelques fonds négociés en bourse afin de diversifier leur portefeuille et payer des frais de gestion très faibles.
     
  2. Vous considérez ce portefeuille comme un divertissement ou vous désirez simplement apprendre le fonctionnement des marchés financiers? Sachez qu’il existe des concours de simulations boursières qui vous permettent de tester votre capacité à investir sans pour autant risquer votre argent, par exemple, le concours Bourstad.
     
  3. Vous désirez spéculer et vous enrichir rapidement?
    Par prudence, commencez en investissant de petites sommes que vous pouvez vous permettre de perdre si ça tourne mal. Beaucoup d’investisseurs ont tenté cette approche et ont perdu des sommes importantes.

Connaissez bien les types de placement disponibles

Pour être en mesure de choisir des placements qui vous conviennent, vous devez connaître leurs caractéristiques. Pour bien connaître un investissement, vous devez en connaître le risque, la liquidité et le rendement potentiel, incluant les frais et l’impôt.

Déterminez votre profil d’investisseur

Si vous avez déjà investi, probablement qu’un représentant vous a déjà fait passer des tests pour connaître votre profil. Si les données de ce test sont toujours à jour, vous pouvez en utiliser les résultats.

Déterminez si vous serez un investisseur actif ou passif

Un investisseur actif revoit fréquemment son portefeuille pour vérifier si les placements qu’il contient répondent toujours à ses objectifs. Certains iront jusqu’à revoir leur portefeuille plusieurs fois par jour (day-traders), alors que d’autres le reverront chaque semaine.

Un investisseur passif choisit ses placements et les conserve très longtemps, par exemple un an ou plus. C’est important pour le choix de votre courtier. En effet, certains offrent des forfaits intéressants si vous négociez beaucoup. Certains offrent des forfaits intéressants si vous avez un solde important, par exemple 50 000 $ ou 100 000 $.

Déterminez votre répartition d’actif et faites une politique de placement

La répartition d’actif est la proportion de votre portefeuille que vous investirez dans chaque catégorie de titres. Par exemple, vous pourriez décider d’investir 35 % en actions canadiennes, 20 % en actions américaines, 10 % en actions étrangères, 30 % en obligations et 5  % en actifs plus liquides. La répartition d’actif que vous choisirez dépend de votre profil d’investisseur. Par exemple, si votre profil est prudent, la proportion d’actions dans votre portefeuille sera très faible, peut-être nulle. Votre répartition d’actif doit également tenir compte de votre horizon de placement : est-ce que vous aurez besoin de vos économies bientôt ou seulement dans 20 ans? Si vous avez besoin de votre argent dans les prochains mois, vous devrez investir dans des actifs liquides et possiblement peu risqués.

Une politique de placement peut vous permettre :

  • D’éviter de céder à la panique et de vendre lorsque les marchés boursiers ont fortement chutés.
  • D’éviter de conserver trop longtemps certains titres.
  • D’évaluer votre gestion de façon rationnelle.
  • D’éviter des erreurs coûteuses, par exemple investir en copiant sur le voisin, acheter un titre simplement parce qu’un analyste en a fait la recommandation, etc.

Déterminez le niveau de risque que vous pouvez supporter

Vous devrez ensuite choisir vos titres selon ce niveau de risque maximal que vous pouvez supporter. Pour évaluer le risque, vous devez tenir compte du portefeuille dans son ensemble. Par exemple, aurez-vous des placements dont la valeur pourra augmenter tandis que d’autres perdront de la valeur? Est-ce que vous utiliserez des options pour vous couvrir contre une éventuelle baisse des marchés boursiers? Est-ce que vous limiterez plutôt le risque en ayant peu de placements risqués?

Choisissez les types de placements dans lesquels vous vous donnez l’autorisation d’investir et, par ricochet, déterminez dans quels types d’investissements vous n’avez pas le droit d’investir.

Par exemple, désirez-vous investir uniquement dans quelques fonds négociés en bourse qui pourraient diversifier votre portefeuille ou si vous préférez investir dans des actions ordinaires de sociétés que vous choisirez? Investirez-vous une partie de votre portefeuille dans des obligations, des actions privilégiées, des bons du Trésor? Utiliserez-vous des instruments dérivés?

Êtes-vous un investisseur rationnel?

Vous connaissez les placements et le fonctionnement des marchés boursiers? Vous connaissez votre profil d’investisseur? Vous avez confiance en vous et surveillez vos affaires de près? C’est bien, mais vous devriez peut-être aussi examiner vos propres comportements. Même si certaines théories économiques supposent que l’être humain est rationnel, il semble que ça ne soit pas toujours le cas.

Que vous soyez un investisseur débutant ou chevronné, voici quelques comportements que vous pourriez adopter à votre insu et qui peuvent vous inciter à choisir des stratégies de placement qui ne vous conviennent pas. Soyez conscient de vos biais en tant qu’investisseur.

Vous reconnaissez-vous?

  • Vous êtes plus malheureux lors d’une perte de 5 % que satisfait lors d’un gain équivalent.
  • Pour éviter les remords et les pertes, vous cherchez à modifier votre portefeuille pour vous « refaire » et vous prenez davantage de risques
  • Vous utilisez de façon sélective les données qui confirment que vous avez raison.
  • Vous portez attention aux faits qui confirment que vous avez investi de façon judicieuse mais vous dévalorisez ceux qui indiquent le contraire.
  • Vous vendez des investissements qui offrent de bons rendements trop tôt et conservez des investissements qui stagnent trop longtemps
  • Vous croyez qu’il y a un retour du balancier, que l’investissement à haut rendement finira par baisser et que celui qui stagne finira par rebondir.
  • Lorsque vous êtes de bonne humeur, vous anticipez de meilleurs rendements et prenez davantage de risques
  • À l’approche de vos vacances, peut-être serez-vous de bonne humeur et plus optimiste, ce qui pourrait affecter votre jugement
  • Vous imitez les comportements d’autres investisseurs, connus ou non, sans trop poser de questions
  • Vous suivez les conseils de gourous de l’investissement (véritables ou présumés), vous imitez des collègues de travail ou achetez des titres récemment négociés à fort volume sans tenir compte de votre profil d’investisseur.
  • Vous surévaluez vos connaissances et vos habiletés.
  • Vous négociez très souvent, croyant repérer de bonnes occasions qui vous permettent de « battre le marché ».

Informez-vous auprès de plusieurs sources avant d’investir. Assurez-vous que vous choisissez des investissements qui conviennent à votre profil d’investisseur.

Quelques rappels en bref

  • Tenez compte de la fiscalité. Si vous avez plusieurs comptes, mettez les placements qui rapportent des intérêts dans les comptes enregistrés, par exemple le REER ou le CELI. S’il reste des droits de cotisation inutilisés, vous pourrez y mettre les placements qui rapportent des dividendes et du gain en capital.
     
  • Diversifiez votre portefeuille.
     
  • Tenez compte des frais, par exemple la commission pour acheter ou vendre un titre, les frais d’ouverture ou de fermeture de compte, etc.
     
  • Lorsque vous désirez acheter un titre, écrivez pourquoi vous voulez acheter ce titre, combien de temps vous comptez le conserver, à quel prix vous pensez le vendre, s’il verse un dividende et si oui, quel pourcentage, etc. Lorsque vous le vendrez, vous pourrez vérifier si l’objectif a été atteint et, si ce n’est pas le cas, évaluer pourquoi.
     
  • Indiquez combien vous pourriez obtenir sur des placements sans risque et sur des placements qui ont des risques limités. Vous pourrez ensuite évaluer si ça vaut la peine de risquer des sommes pour obtenir certains rendements un peu plus élevés.
     
  • Vous avez bâti un portefeuille? Réévaluez périodiquement les titres que vous possédez. Est-ce que les perspectives pour ces titres sont encore bonnes? Est-ce le temps de vendre? Est-ce le temps d’en acheter davantage?

Magasinez votre courtier

Pour investir par vous-même, vous aurez besoin d’un courtier pour effectuer vos transactions d’achat et de vente. Celui-ci mettra à votre disposition un site Web pour que vous puissiez effectuer vos transactions. Toutes les plateformes Web ne se valent pas : certaines sont plus faciles à utiliser que d’autres. Avant de faire votre choix, vérifiez sur les sites Web des courtiers qui vous intéressent comment fonctionnent leur plateforme.

Vérifiez les frais pour effectuer vos opérations. Ils varient considérablement d’un courtier à l’autre. Également, vérifiez la qualité du service à la clientèle. Est-il facile à joindre? Pouvez-vous communiquer avec un représentant dans votre langue?

Vérifiez que le courtier est inscrit auprès de l’Autorité des marchés financiers en accédant au Registre des entreprises et individus autorisés à exercer.

 

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