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Bitcoin - Les monnaies virtuelles

De nombreux régulateurs et des banques centrales ont récemment mis en garde les consommateurs face aux risques que peuvent représenter les monnaies virtuelles et le Bitcoin.

Le 5 février 2014, l'Autorité des marchés financiers émettait sa propre mise en garde . Elle y rappelle que l'anonymat des transactions en monnaie virtuelle pourrait faciliter la tâche à des fraudeurs.

Que sont les monnaies virtuelles et le Bitcoin?

Les monnaies virtuelles, ou crypto-monnaies, s'apparentent à de la monnaie mais n'en possèdent pas tous les attributs, notamment le cours légal. Au Canada, seul le dollar canadien a cours légal. Par exemple, un commerçant au Canada peut refuser d'être payé avec une monnaie autre que le dollar canadien.

Le Bitcoin est la plus importante et la plus connue des monnaies virtuelles. Fondée sur le principe du poste à poste (peer to peer), elle est dite « décentralisée ». Cela veut dire que contrairement à une monnaie qui a cours légal, le Bitcoin n'est pas émis par un gouvernement ou une banque centrale et qu'aucune institution financière n'est impliquée dans la transaction.

Il existe de nombreuses autres monnaies virtuelles n'ayant pas cours légal, par exemple ORObit, Litecoin, Namecoin, Peercoin, Quark, Dogecoin, orocoin. Ces monnaies possèdent des caractéristiques et des risques semblables au Bitcoin.

Comment fonctionnent les monnaies virtuelles?

Les monnaies virtuelles peuvent se gagner ou s'acheter.

L'émission et la gestion des monnaies virtuelles obéissent à des algorithmes uniques et complexes à code source ouvert (open source). Ces algorithmes sont résolus par des individus, appelés « mineurs », grâce à des ordinateurs puissants et sophistiqués. En échange de leurs services, les mineurs reçoivent des unités monétaires virtuelles gratuites qui pourront par la suite être échangées. Tout autre individu ne participant pas à ces activités de « minage » et désirant se procurer de la monnaie virtuelle doit les acheter.

Une crypto-monnaie est caractérisée par deux clés. La première clé, dite publique, atteste de l'existence et de l'unicité de l'unité de monnaie virtuelle; la seconde, la clé privée, est équivalente à un code secret que le propriétaire entrepose sur son portefeuille électronique et utilise pour transférer sa monnaie virtuelle. Lors de chaque transaction, le propriétaire d'une unité de monnaie virtuelle désirant effectuer un paiement signe son unité de monnaie avec sa clé privée. Cette transaction est ensuite soumise à un réseau de mineurs qui atteste de la propriété de l'unité monétaire virtuelle, validant ainsi la transaction et le transfert vers le nouveau propriétaire.

Une fois le portefeuille électronique constitué à l'aide de logiciels ou de plateformes destinés à ce type d'échange, les utilisateurs peuvent procéder à l'achat, à l'échange ou au transfert de monnaie virtuelle en règlement d'achats de biens ou de services. Cet échange se fait de manière pseudo-anonyme grâce aux clés utilisées pour ce type de transaction.

Quels sont les risques associés aux monnaies virtuelles?

Il existe un certain nombre de risques liés à l'utilisation ou à la spéculation par des monnaies virtuelles. En voici quelques-uns :

Risque financier de volatilité

La valeur d'une monnaie virtuelle est déterminée par l'intérêt que le public peut lui porter et repose strictement sur l'offre et la demande. La couverture médiatique concernant une monnaie virtuelle peut mener sa valeur à fluctuer beaucoup sur une courte période sans qu'aucun organisme ou mécanisme n'encadre cette variation. Par exemple, à la fin novembre 2013, le Bitcoin valait 1 125 dollars US, mais seulement 361 dollars US au 10 avril 2014 (source : coinbase.com).

Risque de liquidité

Il s'agit des difficultés rencontrées pour échanger les monnaies virtuelles contre une monnaie ayant cours légal. Les canaux d'échange tels que les plateformes ne sont pas encadrés par des régulateurs ou des banques centrales. Les écarts de prix acheteurs-vendeurs sont souvent importants, en raison de la spéculation actuelle sur les monnaies virtuelles.

Risque technologique et opérationnel

Les monnaies virtuelles peuvent être exposées au piratage informatique et au vol.

La sécurité des portefeuilles électroniques n'est pas garantie, tout comme la sécurité des plateformes d'échange et de transactions de monnaies virtuelles. L'utilisateur s'expose au vol et à la perte totale de ses actifs.

Risque juridique

Les monnaies virtuelles et le Bitcoin ne sont pas réglementés. Par ailleurs, il n'existe pas de cadre juridique protégeant le consommateur achetant des biens ou services au moyen de monnaies virtuelles.

Risque de participation à des activités criminelles, terroristes, frauduleuses ou de blanchiment d'argent

Les monnaies virtuelles ont parfois été associées à des fraudes, à du blanchiment d'argent, et à des activités criminelles ou terroristes.

Vous souhaitez spéculer sur l'évolution des cours des monnaies virtuelles ou effectuer des transactions en monnaies virtuelles?

Assurez-vous de bien comprendre les caractéristiques de ces monnaies ainsi que les risques encourus.

L'Autorité vous rappelle que les transactions impliquant la monnaie virtuelle ne sont pas couvertes par le Fonds d'indemnisation des services financiers ni par le Fonds d'assurance-dépôts.

Faites preuve de prudence puisque vous vous exposez à des pertes potentielles lorsque vous négociez ou effectuez des transactions financières avec de la monnaie virtuelle.